Looking for Eric, de Ken Loach. L’histoire d’un postier de Manchester, Eric Bishop, qui broie méchamment du noir. Il se sent seul, il n'ose même pas adresser la parole à la femme de sa vie, sa petite vie médiocre l’ennuie, ses enfants le méprisent et, pour faire court, il a le sentiment d’avoir raté sa vie. Désespéré (et bourré, il s’adresse un jour au poster de Cantona qui est accroché dans sa chambre. Sauf que le poster lui répond. Son idole devient alors son coach personnel, il le secoue un peu et entreprend de l’aider à remettre de l’ordre dans tout ça.

Un film tendre et pudique à la fois qui n’est pas réservé aux amateurs de football, dont le ton rappelle un peu The Fulll Monty et qui est ponctué de savoureuses maximes à la Cantona.

 LuciolE-EN-CouleuRS

21.7.09 16:04


Collatéral, de Michael Mann

"Hep, taxi !"

Ahah, non, je ne vous parlerai pas de Taxi, je n'aime pas trop les films de voitures, à part "Le Transporteur"... Mais, en parlant de lui, Jason Statham apparaît justement dans le film dont je veux causer, qui est aussi, un peu, un film de voiture... Collatéral, de Michael Mann, avec Tom cruise, Jamie Foxx, Jada Pinkett, Bruce McGill, Mark Ruffalo, etc.

Ce film raconte la soirée un peu spéciale que passe un chauffeur de taxi, Max, de Los Angeles. Tout d'abord il fait la connaissance d'une procureur, Annie, puis il emmène un homme, Vincent, qui lui offre 700$ pour l'accompagner toute la nuit. Cet homme s'avère être un tueur à gages. Les deux hommes, totalement différents, vont faire équipe, l'un contraint, l'autre parce que c'est sa méthode.

J'ai presque envie de dire que c'est un film intimiste ; beaucoup de dialogues, de questionnements, d'introspection. Les scènes les plus fortes se déroulent dans le taxi, comme un huis-clos ambulant à travers L.A.

On pourrait presque croire qu'une certaine forme d'amitié commence à lier les deux hommes... mais non, ils sont trop différents. Vincent, dégoûté par le manque d'attention, le mépris qu'on les gens pour les autres, et pourtant voit l'existence comme insignifiante, c'est un homme froid, sans scrupules, mais qui agit ; Max, choqué par ses meurtres sans réelle but autre que l'argent, et qui semble respecter la vie, homme chaleureux et plein de rêves.

Des plans resserrés, des cadrages hors normes, presque comme dans un BD, des caméras portées... Des dialogues philosophiques, psychanalytiques...

Tout cela en fait un film un peu à part, un film de tueur à gages qui change des films de tueurs à gages.

A voir !

MADmoiselle

21.7.09 16:02


La 25ème heure, de Spike Lee

La 25ème heure, de Spike Lee, avec Edward Norton, Philip Seymour Hoffman, Barry Pepper, Rosario Dawson, Anna Paquin, etc.

Condamné à 7 ans de prison pour trafique de drogue.

Dernière journée, dernière nuit de liberté avant la prison... Les amis, la petite amie, les associés, le papa, tous autour de lui pour l'accompagner, jusqu'au bout.

Un doute à éclaircir : qui m'a balancé ? Une envie de suicide. Un pot de départ. Des conseils. Des amis qui en discutent. Une ville, New York, tout autour, ville à peine remise du 11 septembre.

Un film de dialogues, voire même de dialogue intérieur. Un film sur la peur, sur le non-dit et le doute, sur le si j'avais su, le j'aurais pas dû, sur l'amitié. Mais surtout un film sur la côte Est, plus précisément, sur New York ; avec un générique de début en hommage à cette ville traumatisée.

Des plans montés de façon originale, des effets sympa un peu hallucinés, du son parfois absent qui préserve une certaine intimité, la lumière très travaillée, des flash back déroutants au début... Bref, un bon film.

MADmoiselle

21.7.09 15:52


I, Robot, d'Alex Proyas

I, Robot, d'Alex Proyas (d'après le roman d'Isaac Asimov), avec Will Smith, Alan Tudyk, Bridget Moynahan, Chi McBride, etc. c'est... de la SF ? De l'anticipation ? Qui sait encore ?

C'est plutôt un film policier hi-tech dont l'intrigue se déroule en 2035... J'avais vu "L'Homme bicentenaire" à l'époque de sa sortie ciné, tiré du même auteur, et j'avoue qu'on retrouve, la même ambiance (malgré le fait que le réalisateur et les acteurs soient différents dans les 2 films).

En 2035 donc, les robots font partie du quotidien et accomplissent toutes sortent de tâches : facteurs, éboueurs, barmen, aide à domicile, etc. Un homme, Del Spooner, dit Spoon, est pourtant contre l'idée de ces robots partout, même si 3 lois existent qui empêchent ces robots de faire du mal à l'être humain. Il est flic, Spoon. Son supérieur et ami le croit un peu parano... Mais quelque chose se passe : Spoon est appelé par son médecin ; sauf que ce médecin est déjà mort. C'est en fait son hologramme qui a contacté le policier. Il se serait suicidé, mais Spoon n'y croit pas et mène l'enquête en recueillant les moindres indices et surtout en réflechissant beaucoup.

On se croirait un peu dans un Point-and-Clic (je suis à fond dedans en ce moment) : tel indice mène à tel autre, qui signifie ceci et qui emmène à un autre indice, etc. Je n'avais pas été le voir au cinéma, car la bande-annonce ne m'avait pas trop plus ; mais en fait, elle ne reflètait pas du tout le film, film qui nous perd pour mieux nous retrouver, et pour nous perdre encore. Des effets spéciaux sympa, des robots à visage presque humain, de bonnes répliques bien senties. Alors oui pour moi, c'est plus un film policier qu'un film de SF, la SF n'étant que le support, le contexte.
Je n'ai pas lu le livre, peut-être un jour, mais là je suppose que la réflexion sera plus grande encore que dans le film : un robot peut-il être considéré comme un humain ? Si oui, à partir de quand ? Quand il a des sentiments, quand il comprend l'humour, quand il a peur de la mort ?

MADmoiselle

21.7.09 15:45


Terminator, Renaissance

Alors là, y'a conflit ! Entre MADmoiselle qu'a aimé et eFBe qu'a pas aimé... Deux opinions opposées ! A qui se rallier ?

Nous sommes allés le voir à Nancy, à l'UGC Ciné Cité de Ludres : Terminator, Renaissance, de McG (drôle de nom..), avec Christian Bale, Sam Worthington, Anton Yelchin, Bryce Dallas Howard, etc.

C'est bien un film Terminator, pas de doute, seulement, il est différent de ses prédécesseurs, voilà pourquoi : il se passe en 2018, John Connors est grand, il est, ça y est, comme l'avait prédit sa maman, le potentiel sauveur de l'humanité, celui que tout le monde écoute et qui a confiance en lui. Skynet a pris le pouvoir et détruit pas mal d'humains.

Pourtant, le film commence en 2003 où l'on voit un certain Marcus léguer son corps à la science avant de se faire exécuter : peine de mort...Il se réveille en 2018, après une mission que viennent d'effectuer John Connor et ses hommes. Marcus croise sur sa route Kyle Reese (la papa de John, mais qui est encore un ado puisqu'il n'est pas encore allé dans le passé sauver Sarah du Terminator)... Mais Kyle se fait enlever par un cargo transporteur de Skynet, comme beaucoup d'autres humains. Marcus veut le retrouver. Et John de son côté, veut aussi trouver Kyle, car selon un message de Skynet décrypté, il serait la cible n° 1 de l'ennemi : pas de Kyle = pas de John Connor = Skynet gagne.

Difficile d'en dire plus sans trop révéler le film, déjà que la bande-annonce avait un peu gâché l'intrigue. Mais ce que je peux dire, c'est que c'est un bon film (même si ce n'est pas la version longue et qu'on sent qu'il manque deux-trois trucs par-ci par-là : action, émotion, et c'est surtout grâce à Sam Worthington, qui, je trouve, car c'est un point de vue très personnel, crève plus l'écran que Christian Bale... Un petit air lointain de Robert Patrick, une posture parfois à la Schwarzy. En parlant de ça, je ne vous dirait pas si oui ou non Swcharzy est dans le film, à vous de voir, mais ce que je peux vous dire c'est qu'il y a pas mal de clins d'oeil ou références aux précédents opus ; ce qui permet de rattacher le film à la lignée, parce qu'il en est tout de même très différent (dans le contexte surtout)...

Bref, j'étais très contente de le voir, mais j'attends la version longue viiiiite !

MADmoiselle

Terminator ! The Terminator ! It comes back ! It's its renaissance, ahah ! Incredible...

Pour prévenir, disons que j'ai été fan. Le premier opus, sorti quand j'avais environ 11 ans, m'avait laissé scotché : Schwarzy en Terminator dévastant un commissariat (prélude à l'attaque de l'immeuble des méchants dans Matrix) où étaient retenus ses cibles, puis Mr Univers s'énucléant un oeil d'apparence humaine pour en dégager une micro-caméra futuriste... Ca avait le bon goût de l'originalité. Le chapitre suivant, sorti en 1991, s'inscrivait dans la lignée avec ce T1000 multiforme fait d'un alliage liquide, indestructible en apparence, confronté à l'ancien modèle transformé en protecteur du jeune John Connor. L amachine tueuse devenait machine protectrice face à la nouvelle machine tueuse...

Je crois bien que j'ai vu le troisième volet... Aucun souvenir. Peut-être parce que James Cameron n'étais plus aux manettes de la réalisation, mais uniquement à celles de la rédaction du scénario... Baisse de régime ?

Qu'attendre alors d'un film sorti en 2009, réalisé par un obscur McG au nom tout droit sorti du petit manuel du parfait ringard ? Un film d'où James Cameron a entièrement disparu ?

Ben... Disons qu'il ne faut pas en attendre trop. Des images, des bastons, des gros bras, des grosses machines, des enregistrements de Sarah Connor réapparue d'outre-tombe, qui parle à son fils par delà les ravages du temps et lui donne cet espoir pur et indéfectible en un avenir meilleur... John écoute religieusement une voix, sa mère, qui lui débite une litanie faite de conseils et d'exortation... John se fait prendre par des machines... John... John... John... Et son père Kyle... ce sont des cibles pour les machines qui veulent les détruire pour éliminer ce dernier espoir humain. Bah, oui, c'est une manière de faire du fric sur le dos d'une série de films qui avaient marqué les esprits à l'origine.

Dans ce scénario, il n'y a plus rien : un type envoyé dans le futur cette fois (quelle originalité !) pour sauver toujours le même, qui lutte toujours pareil contre les toutes puissantes (toujours mais pas pour longtemps) machines... Heu... Y'a pas grand chose d'autre à mon goût à raconter. Des effets spéciaux, oui, bien faits, mais rien de rien pour les soutenir. On se demande un temps si l'envoyé du passé, Marcus, est mort pour servir les machines-chine-chine ou pour aider John john john (on passe la moitié du film a parler de John ou de Kyle ; l'autre moitié, c'est pour parler des machines.)

Bref, on a aujourd'hui oublié un peu vite qu'un film, ça se construit sur un scénario. Cf. le dernier Indiana Jones inepte (and the cristal skull), le dernier Star Wars (the clone war, dessin animé longuet reprenant les sabres laser, jar jar bings "noussa content master luke" et d'autres clichés identifiables au premier coup d'oeil, inutile, sinon pour engranger des recettes et préparer l'opinion à la sortie d'une série animée similaire pour la tv)...

Bref, j'avais en plus eu la bêtise de ne pas aller voir cette séance seul... Accompagné d'une néophyte en terminator, j'ai eu honte de mes amours passées - dont je n'aurais jamais dû vendre la peau avant d'en avoir occis l'ours ! - face à cette ultra-violente farce moderne, testostéronée, numérique et, étonnamment, aussi plate qu'une limande avariée.

eFBe

20.7.09 15:35


Ne te retourne pas, de Marina de Van

Ca aurait pu s'appeler "la malédictiond 'Orphée" ; ça aurait fait un beau titre de film, ça ! Oui mais non, le vrai titre, c'est : Ne te retourne pas (qui n'est pas mal non plus comme titre), de Marina de Van, avec Sophie Marceau, Monica Bellucci, Brigitte Catillon, Andrea Di Stefano, Thierry Neuvic, etc.

L'histoire : Une femme, Jeanne, écrit son premier roman alors que d'habitude, elle écrit des biographies et des guides. Elle veut son livre sur l'enfance, car elle-même a perdu la mémoire de ses 8 premières années... Son éditeur n'aime pas du tout et le lui fait savoir. Jeanne se sent alors très mal. Dans la rue, une fillette se fait renverser par une voiture. Chez elle, tout semble changer petit à petit : d'abord la place des meubles, puis les meubles eux-même, ses enfants, son mari... puis la ville qu'elle ne reconnaît plus, et pour couronner le tout, c'est elle qui finit par changer d'aspect !

Je ne vous en dis pas plus sur l'histoire ; pas plus que la bande-annonce.

Le film : Scénario très sympathique, plutôt original, même si on y retrouve un petit peu de Un rêve à l'autre et puis pourquoi pas, tiens, un peu de "La science des rêves"... Sauf que là, ce n'est pas un rêve ! C'est un drame !

Bon, je n'ai jamais trouvé que Marceau et Bellucci jouaient bien. Là, c'est pas non plus super, mais y'a tout de même du positif : Marceau rend assez bien les crises d'angoisse qui montent qui montent et qu'on essaie de retenir. Bellucci n'hésite pas à boiter ou à se balader en pyjama rose... Effets spéciaux inégaux : parfois très bons, parfois très moyens (on n'est plus dans les Visiteurs, hé ho !) et, je pense, de bons maquillages !

J'ai bien aimé l'histoire. On ressent une espèce de torture, d'angoisse, de folie qui monte. On se retrouve dans un pays des merveilles d'Alice, mais pays pas si merveilleux que ça ! J'ai lu des critiques de spectateurs disant "C'est nul, j'ai rien compris". Bah 'faut se remettre en question, c'est pas parce qu'on n'a rien compris que c'est nul... C'est peut-être parce que les nuls ne comprennent rien. Et toc !

MADmoiselle

20.7.09 14:51


Wasabi, de Gérard Krawczyk

Wasabi, de Gérard Krawczyk, avec Jean Reno, Michel Muller, Ryoko Hirosue, etc.

Un flic aux méthodes un peu spéciales (coups de poings, coups de balles de golf, gros gun, etc.) et qui vit dans son passé, apprend un beau jour que la femme qu'il avait aimée et qui l'avait quitté il y a 19 ans au Japon vient de mourir... Il est son seul légataire et doit se rendre au Japon pour l'ouverture du testament et la crémation. Là, il apprend que cette femme avait une fille, qui est aussi la sienne, et qu'il doit s'en occuper jusqu'à sa majorité (2 jours plus tard). Et c'est là que les ennuis commencent... Des hommes en noir semblent les suivre...

Un film drôle, où on se fiche de la vraisemblance du moment que l'effet est là, du moment que ça fait mouche, et ça marche ! C'est pas fait pour être cru (du verbe croire), c'est fait pour être marrant, et en effet, on rigole bien. Et le petit plus, c'est que ce film arrive même à être émouvant, ça on aurait pas cru au départ, mais si ! Ryoko Hirosue est tout à fait attachante, Jean Reno qui sait tout jouer ne faillit pas à cette règle, Michel Muller que je n'aimais pas trop, bah là, j'ai bien aimé ! Bref, on passe un bon moment rafraichissant sans se prendre la tête.

MADmoiselle

20.7.09 14:42


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