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I, Robot, d'Alex Proyas

I, Robot, d'Alex Proyas (d'après le roman d'Isaac Asimov), avec Will Smith, Alan Tudyk, Bridget Moynahan, Chi McBride, etc. c'est... de la SF ? De l'anticipation ? Qui sait encore ?

C'est plutôt un film policier hi-tech dont l'intrigue se déroule en 2035... J'avais vu "L'Homme bicentenaire" à l'époque de sa sortie ciné, tiré du même auteur, et j'avoue qu'on retrouve, la même ambiance (malgré le fait que le réalisateur et les acteurs soient différents dans les 2 films).

En 2035 donc, les robots font partie du quotidien et accomplissent toutes sortent de tâches : facteurs, éboueurs, barmen, aide à domicile, etc. Un homme, Del Spooner, dit Spoon, est pourtant contre l'idée de ces robots partout, même si 3 lois existent qui empêchent ces robots de faire du mal à l'être humain. Il est flic, Spoon. Son supérieur et ami le croit un peu parano... Mais quelque chose se passe : Spoon est appelé par son médecin ; sauf que ce médecin est déjà mort. C'est en fait son hologramme qui a contacté le policier. Il se serait suicidé, mais Spoon n'y croit pas et mène l'enquête en recueillant les moindres indices et surtout en réflechissant beaucoup.

On se croirait un peu dans un Point-and-Clic (je suis à fond dedans en ce moment) : tel indice mène à tel autre, qui signifie ceci et qui emmène à un autre indice, etc. Je n'avais pas été le voir au cinéma, car la bande-annonce ne m'avait pas trop plus ; mais en fait, elle ne reflètait pas du tout le film, film qui nous perd pour mieux nous retrouver, et pour nous perdre encore. Des effets spéciaux sympa, des robots à visage presque humain, de bonnes répliques bien senties. Alors oui pour moi, c'est plus un film policier qu'un film de SF, la SF n'étant que le support, le contexte.
Je n'ai pas lu le livre, peut-être un jour, mais là je suppose que la réflexion sera plus grande encore que dans le film : un robot peut-il être considéré comme un humain ? Si oui, à partir de quand ? Quand il a des sentiments, quand il comprend l'humour, quand il a peur de la mort ?

MADmoiselle

21.7.09 15:45


Into the Wild, de Sean Penn

C'est un film initiatique... "Into the Wild", de Sean Penn, avec Emile Hirsh, Marcia Gay Harden, William Hurt, Jena Malone, Brian Dierker, Catherine Keener, Vince Vaughn, etc.

C'est un film sur la transformation du plomb en or... Christopher McCandless veut transformer sa vie en or, car il la voit comme du plomb : il veut vivre, voyager, rencontrer la nature, ses animaux, sa vie sauvage. Il veut se retrouver au creuset de la vie et devenir pur.

Chris est un jeune homme brillant ; il vient d'obtenir son diplôme et pourrait entrer à Harvard. Mais pendant les vacances, il part sans prévenir personne, sans argent ou presque, dans sa vieille voiture qu'il abandonne peu après.

Durant son voyage, qui doit le mener à son but : l'Alaska, il rencontre des gens qui lui apporteront beaucoup et auxquels il apportera lui aussi beaucoup.

Chris lit.

Il travaille aussi de temps en temps pour subsister.

Chris écrit son périple.

Chris découvre sa nouvelle vie, sa propre naissance, celle qu'il a choisie. Il découvre, il apprend au contact des gens, au contact de la nature. Il ose, il tente, il se lance des défis. Ainsi il grandit spirituellement. Il tombe parfois dans des galères.
Il arrivera finalement en Alaska (on le voit dès le début du film, c'est pour cela que je me permets de vous le dire) où il va vivre plusieurs mois dans la nature souvent hostile...

A savoir que ceci est tiré d'une histoire vraie.

MADmoiselle

27.2.09 09:34


Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull

Trois mois qu'on l'attendait. Trois mois sans nouvelles. trois mois d'angoisse et d'interrogation : que devenait Asmoth ? Perdu dans une diégèse parallèle ou se débattant dans les remous d'une crise ? Hé, non : Asmoth est là, de retour avec Indy !

Dix ans d’attente, au moins… Et Indiana Jones revient… Bien ! Enfin ! Mais qu’en est-il ? Comment se présente ce nouvel opus, nouveau comeback d’un vieil héros des années 80 ?

Première chose à dire, le film reste dans l’esprit des anciens, bien que l’histoire se passe dix neuf ans après la dernière croisade. Comme les autres, Indiana Jones reste un hommage aux films de l’époque avec lesquels nos compères Spielberg et Lucas ont grandis. Ici, c’est un excellent hommage aux 50's et à la guerre froide…

Sans raconter l’histoire, Indy se retrouve encore malgré lui dans des situations complexes dont il a le secret. L’introduction du film, un peu longue, nous plonge dans la guerre froide, avec beaucoup d’humour et une atmosphère assez bien rendue (enfin à ce que j’en ai vu de cette guerre froide). Toute cette époque est présente dans le film qui est bien plus ancré dans la réalité historique que les autres opus. Et je crois donc que mon problème c’est que j’ai eu du mal à accepter Indy dans les années cinquante. Mais très vite, on retrouve notre archéologue préféré dans des situations semblables aux autres. En somme, ce film suit l’évolution de la saga et du personnage, mais le break de vingt ans ne rend pas l’acceptation facile et rapide pour le vieux fan que je suis… Très vite on s’y retrouve et on retrouve aussi son âme d’enfant…

L’humour est bien présent, peut être même un peu trop pour les fans du premier opus. Les situations sont amusantes quoi qu’un peu simples parfois. Ici, ce n’est plus la relation Ford/Connery qui est génératrice d’humour mais celle avec Mutt, un nouveau personnage qui a de l’importance dans le film. Ce qui est dommage c’est qu’Indy soit tout le temps entouré de compères moins emblématiques que le petit Demi-Lune du second opus. Mutt est un personnage intéressant mais les autres le sont moins. Le retour de Marion est moyen et le personnage moins bien rendu que dans le premier…

Il n’y a plus l’aspect homme à femmes des trois premiers car le vrai personnage féminin du film est la méchante impassible. Indy vieillit et prend de la bouteille. Par contre, il n’est plus vraiment archéologue, ses méthodes ne sont plus autant ciblées sur la découverte. Il est bien plus souvent question de survie (ce qui était le cas avec la quête du Graal néanmoins).

Du côté mythologique, on n’a plus cet aspect religieux comme dans les autres, ici on se retrouve avec une mythologie postmoderne très fifties. C’est un point assez complexe a accepter sur le coup, mais avec le recul, on comprend que c’est tout à fait logique dans cet aspect ‘hommage’. Cela semble assez étrange et très Spielbergien sur la fin… Pourtant c’est toujours dans l’esprit fifties.

Au final , Indy IV est un bon film, pas aussi mauvais qu’on aurait pu le craindre… Pourtant pas aussi bon que possible. Un peu triste pour certaines choses mais bien entendu ravi de ce film…Un très bel hommage aux fifties et à la saga en général, un bon point final à la carrière de l’archéologue…

Asmoth Darune

27.10.08 11:53


Inland Empire, obscurément Lynch

Il avait pas forcément laissé indemne - vantard ! - Bienvenu chez les Ch'tis. Par contre, Lynch, oui, il faudrait le sauver, cet allumé transcendantal aux films éclatés... A chacun de voir, en son âme et conscience.

Ah...

Ahhhhh !?

AHHHHHHHHHAaaaaahh ???

Trois fois vu.

Sisi, trois fois vues, ces 180 minutes ésotériques, dans le même cinéma du bas du Mont-Royal. Expérience quasi-mystique d'enfermement dans les méandres reconstruits d'une histoire qui s'échappe. La plupart n'aurait pas tenu la moitié de la première. Ceux qui ont réchappé et sont sortis quasi-indemnes après la 540è minutes ne savent pas à quoi

il doivent leur accès à ces hautes sphères. Peu nombreux, qui en douterait ? Il paraîtrait que certains, neurones fusillés au milieu d'une deuxième séance déjà risquée, sont réapparus à leur proche au bout de quelques jours. Transfiguration ? Ils seraient morts en souriant. Béatifiés dans l'irréelle lumière projetée à travers la salle. Paraît-il, car ici se trouvent les limites incontournable de l'investigation journalistique : géographique réalité de la dispersion des funèbres cinémas. L'un se trouve en plein coeur du Kazakhstan ; l'autre en Hongrie. La d'où viennent les hordes barbares, à peu de choses près.

Le film est avant tout une expérience. Celle d'une actrice talentueuse, endossée par l'aura de Dern, embauchée dans un film promis au succès. Mais maudit. "Ne tombe pas amoureuse, petite, du bel acteur qui te répliquera", la voilà qui failli. Malédiction. Tout s'emballe et s'embrouille, personnages et relations, logiques et décisions. Le film devient errance, de temps en temps, de scènes en lieu, de situations en positions. Décors et réalité recréée s'entremèlent, tout comme les personnalités, et deviennent passages et Worm holes. Renaissances, peut-être, d'un être qui n'y peut plus mais.

En matière de déconstructivisme et de psychommunication, l'abstraction est parfaite et nulle n'y a plus prise. Comme Lynch a du talent et qu'il est adepte d'une secte surfant gros sur la vague méditative tendance transcendantales, fort est à parier que l'ouverture d'esprit pourrait être trop radical pour les surfers habitués à de plus petites houles. On les dirigera alors avec bienveillance vers les côtes perdues des grands autoroutes.

Frédéric Bourg

30.4.08 15:37